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apprenait à adorer dans le Tout-puissant, Je père commun de tous les hommes, un père qui a manifesté la grandeur de son amour pour nous dans son fils bien-aimé, plus encore que dans la création de lunivers. Cest quil lui enseignait à prier, en priant avec elle du fond de son cœur. Cest ainsi que par ses ins­tructions il sut faire germer en sa jeune ame la piété la plus vive et la plus sincère.

Dans ses fleurs favorites il lui montrait les emblèmes des vertus convenables à une jeune fille. Un jour de printemps, Marie pleine de joie était venue lui apporter la première j^o^ Jette. « Chère enfant, lui dit-il, que la douce violett e soit pour toi limage de la simplicité, de la réserve et dune bienfaisance qui aime à rester cachée. Sa couleur est celle de la mo­destie : elle aime à fleurir loin des yeux, et sous lherbe qui la couvre elle embaume lair des plus doux parfums.Toi aussi, chère Marie, sois une violette, amie de la retraite ; comme elle, dédaigne les parures fastueuses, ne cher­che pas à attirer sur toi les regards; imite cette fleur qui, jusquau moment elle se penche prête à se flétrir, ne cesse de faire le bien en silence. a

Lorsque les roses, et le£lis_dans fout leur éclat donnaient au jardin un nouveau charme , Jac­ques sapprochant de sa fille, qui contem­plait dvec joie un lis épanoui et éclairé par les rayons du soleil levant, lui dit : «Chère fille, que cette fleur soit pour loi limage de linno-