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treillage q«! lentourait, et Marie ne les lais­sait jamais séloigner sans quils en emportas­sent quelques-unes.

Mais le digne père sut attacher à la joie que causait à Marie la vue de ses fleurs, des idées dun ordre plus élevé; en lui faisant re­marquer leur beauté, leurs formes élégantes çt variées, leurs contours si purs, si déliés, leurs magniliques couleurs et les parfums dé­licieux quelles exhalaient, il lui apprenait à admirer la sagesse, la bonté et la toute-puis­sance de Dieu. Habitué à consacrer au recueil­lement la première heure de la journée, il se lcvUit toujours plus tôt que ne lexigeait son travail. Il était persuadé que la vie humaine perdait tout son prix, si lhomme ne savaTt pas chaque jour dérober quelques heures ou du moins quelques instans à ses affaires, pour sentretenir seul avec son Créateur, et soc­cuper de la haute destination qui nous attend dans le ciel. Pendant les belles matinées du printemps et de lété, il conduisait Marie sous un berceau de verdure égayé par le chant des oiseaux; lœil se reposait agréablement sur le jardin émaillé de fleurs et brillant encore des perles de la rosée, ainsi que sur un paysage enchanteur doré par les rayons du soleil le­vant. Cest qu'il lui parlait de Dieu qui donne au soleil son éclat bienfaisant, qui verse la pluie et la rosée sur la terre, qui nourrit loiseau au haut des airs, et revêt les fleurs de leur aimable parure. Cest quil lui