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tendant parler, mes bonnes gens, je crois en effet que vous êtes innocens: mais dun autre côté, en rappelant toutes les circonstances, il nie semble impossible que vous nayez pas la bague ; ma mère venait de la poser sur sa ehiïïonnière au moment jamenai Marie dans sa chambre ; nul autre na mis le pied dans cet appartement ; Marie elle-même est témoin que je ne me suis pas approchée de la table : elle est restée seule, tandis que ma mère causait avec moi dans le cabinet voisin; après son départ, personne nest entré dans rette pièce: à peine étions-nous sorties, que ma mère ferma la porte pour shabiller. Lors­que sa toilette fut achevée, elle voulut mettre la bague à son doigt, et ne la trouva plus elle lavait déposée: alors elle a visité toute la chambre; elle a même eu la précaution de ne laisser entrer personne de nos gens, pas même moi, avant davoir fait à plusieurs reprises des recherches dans l'appartement; mais tout a été inut'-le. Qui donc peut avoir la bague?*

Jai peine à concevoir cela, dit le père, Dieu nous envoie une épreuve bien pénible. Cependant ajouta-t-il, en levant les yeux au ciel, quelles que soient les peines qui nous attendent, Seigneur, me voilà! pourvu que lu me conserves ta grâce, je naurai rien à délirer.*

«Vraiment, reprit la comtesse, cest avec nu cœur oppressé que je retourne à la maison. Ouelle triste fête pour moi ; je prévois de