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lâcheuses conséquences. Ma mère, il est vrai, par ménagement pour Marie, ncn a encore parlé qu'à moi seule; mais la chose ne peut rester plus long-temps cachée; il faut quelle mette aujourdhui cette bague ; mon père doit revenir de la capitale pour le dîner, il spercevrait de suite de labsence de ce bijou. Il en fit cadeau à ma mère au jour de ma naissance, et depuis elle la toujours portée à mon anniversaire : elle croit que je vais la lui apporter; elle y compte.® «Adieu, répéta encore Amélie, je vais attester votre inno­cence; mais voudra-t-on me croire?® Elle s'éloigna tristement, les yeux remplis de lar­mes, laissant Jacques et sa fille dans la cons­ternation.

Le père demeurait immobile sur son siégé, la tête appuyée sur sa main, et des pleurs coulaient le iong de ses joues blêmes. Marie, se jetant à ses pieds, leva vers lui scs yeux baignés de larmes, et dit : «Mon père, croyez-moi, je nai rien à me reprocher dans toute cette affaire: je suis innocente!®

Le vieillard la releva, et après avoir tenu ses regards long-temps fixés sur les yeux de sa fille, il répondit : «Oui, Marie, tu es inno­cente; ce regard confiant et ouvert nest pas celui du crime.®

«O mon père, reprit de nouveau Marie, comment tout cela finira-t-il? Quel sera notre sort? Hélas! si les peines qui nous menacent ne tombaient que sur moi seule, je les sup-