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« Oue les feuilles blanches et roses de ce pois (le senteur sont jolies et élégantes! Celle plante déliée sélève au-dessus de la terre a laide duu soutien; sans lui elle ramperai* dans la poussière : ses fleurs, semblables aux ailes du papillon, se balancent dans les airs; cest ainsi que je veux mattacher à toi, t mon Dieu, et mélever avec joie au-dessus des peines et des soucis de la terre.

« Cest surtout ce réséda qui exhale le par­fum agréable dont mon cachot est embaumé. Plante douce et modeste, tu réjouis par ton odeur celui même qui te sépare de ta tige : je veux te ressembler; comme toi, je veux me montrer bonne envers ceux qui, sans que je leur eusse fait aucun mal, sont venus menlever à mou jardin pour me jeter dans cette prison étroite.

«Voilà une branche de pervenche : meme au sein de lhiver, la pervenche conserve sa fraîcheur, et la rigueur de la saison ne peut lui enlever sa belle couleur, symbole de les­pérance. Moi aussi, an milieu de mes peines, je veux nourrir lespoir dans mort cœur; Dieu qui, malgré les frimas, sous Ja neige et sous la glace, conserve «à celte faible plante sa fraîcheur et sa verdure, saura aussi me sou­tenir au milieu des orages de ladversité.

«Voici encore quelques feuilles de laurier : elles me rappellent la couronne immortelle <iui est réservée dans le ciel à ceux qui souf­frent ici-bas avec courage et patience; il me