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ce point l'éducation que jai reçue de vous. 8

«Sois tranquille, ma chère enfant, je te crois, répliqua le vieillard; je nai fait que macquitter des ordres dont on mavait char­. 8 Tous deux gardèrent de nouveau le si­lence.

Jacques contempla Marie : ses joues étaient pâles et défaites ; ses yeux rouges et gonllés par les pleurs; sa chevelure blonde, sous la­quelle elle aurait pu se cacher toute entière, tombait en désordre sur ses épaules. « Pauvre enfant, sécria-t-il, Dieu ta imposé de terri­bles souffrances; je crains même, je crains quil ne te réserve encore la plus pénible, la plus affreuse de toutes; hélas! peut-être iront-ils jusquà vouloir abattre cette tête chérie ! 8

«O mon père, reprit Marie, ce nest pis pour moi que je tremble; mais, 6 Dieu! sil tue fallait voir le glaive suspendu sur vous! 8 «Ne crains rien pour moi, mon enfant, ré­pondit le vieillard, je ne cours aucun ris­que; mais quant à toi (jespère encore, il est vrai), cependant les choses pourraient aller jusquà.. 8 «Oh ! sil en est ainsi, dit Marie pleine de joie, alors mon cœur est soulagé de la crainte qui loppressait le plus; je suis tranquille : mon père, croyez-moi, je ne crains point la mort : nirai-je pas trouver Dieu et uion Sauveur? et ma mère aussi, je la rejoin­drai dans le ciel; ne serai-je pas heureuse? 8

Ces paroles causèrent une profonde émo-

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