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c'est dans le ciel que le bon Jacques sera dé­dommagé des souffrances et de la misère qu'il navait pas méritées, comme déjà sa fille en a reçu la réparation ici-bas. Cest qu'il goûte en ce moment des joies ineffables, une glorieuse félicité , en comparaison desquelles le magnifique festin préparé dans cette salle 6i brillante nest quune ombre vaine.

« II y a plus; je nai pas, il est vrai, de preuves de ce que javance; ma's mon cœur ine le dit, et en beaucoup doccasions le cœur doit être écouté plutôt que la tête : mon cœur me dit que le pieux vieillard , qui a emporté dans le ciel lamour qu'il avait pour sa fille, prend sans doute du haut de ce bien­heureux séjour plus de part que nous ne pensons à cette belle soirée : puisque je re­marque une si vive émotion dans tous ceux qui mentourent, je leur raconterai encore un fait que dans dautres cironstances jau­rais peut-être passé sous silence.

« Un matin jallais voir le pieux vieillard sur son lit de douleur; quelque grande que fût sa confiance dans les voies de la Provi­dence, il ne pouvait cependant sabstenir de toute pénible sollicitude sur lavenir de sa fille chérie; mais ce jour- je le trouvai le cœur rempli d'une douce joie : il me tendit la main en souriant dun air serein. A présent M. le curé, me dit-il, le dernier poids qui oppressait mon cœur est tombé, les inquié­tudes que jéprouvais au sujet de ma fille ne