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m'agitent plus, je suis d’une tranquillité par» faite. J’ai prié cette nuit avec une ferveur que je n’avais jamais éprouvée dans le cours de ma vie, j’ai senti descendre dans mon ame une paix que je n’avais pas encore connue, une consolation vraiment divine. Je croisfer- mementquemqprièrea été exaucée. Je ferme à présent les yeux plein de confiance; car je sais que l’innocence de ma fille sera recori» nue un jour, que le noble comte veillera sur elle comme un père, et que notre excellente comtesse lui tiendra lieu de mère. C’est ainsi que parla le pieux vieillard , et dans le courant de la soirée je viens d’apprendre, non pas sans surprise, que précisément cette nuit- là même, la violence du vent courba le vieux arbre dans le jardin du château, et fit paraître au jour avec l’anneau perdu l’innocence méconnue de Marie : ainsi sa fervento prière fut exaucée. Saut doute encore l’ame bienheureuse du bon Jacques a continué ses prières devant le trône de celui qui dirige les destinées humaines; elle aura hâté la délivrance de sa pauvre enfant, dont la misère était parvenue à son comble : elle nous a préparé à tous cette agréable soirée, Comment, lui que le sort de sa fille doit le plus intéresser, pourrait-il donc être le seul qui ignorât entièrement un tel dénouement? C’est du moins pour moi une consolation de me dire que là-haut, et au-delà du tombeau, ]lg bpuheur de la fille qu’il a si tendrement

