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donna au cocher de sc diriger vers la ferme des sapins. Chemin faisant il s’informa de leur situation avec beaucoup d'intérêt, et Marie ne lui cacha pas que leur position était très- pénible, et qu’ils avaient peu de momens heureux à attendre dans leurs vieux jours.
L’arrivée de la calèche causa une grande sensation à la ferme ; car, depuis qu’elle existait, aucun équipage n’y était venu, et ses habitans n'en avaient jamais vu d’aussi brillant.
Lorsque la voiture s’arrêta devant la porte de la maison , la jeune fermière accourut en toute hâte; « il faut, dit-elle, que j'aille recevoir ce seigneur étranger, et que je lui aide à descendre de voiture, ainsi qu'à madame son épouse et à ses jeunes demoiselles . 8 Mais quel fut son étonnement, lorsque tout à coup, en présentant la main à l'une d’elles, elle reconnut Marie. «Malpeste, qu'est-ce que cela? 8 s’écriait-elle dans son langage grossier, et lâchant la main de la jeune personne, comme si elle eût touché quelque reptile venimeux; elle recula de dix pas, rougissant et pâlissant tour à tour.
Le vieux paysan travaillait dans le jardin ; le comte, la comtesse et Amélie se rendirent auprès de lui, lui tendirent la main, donnèrent des louanges à sa bienfaisance envers Marie et son père, et l'en remercièrent de la manière la plus affable. «Ah! dit l’honnête vieillard , c’est moi qui dois de la reconnaissance à ce brave homme; il a plus fait

