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dépèce à son aise sans admettre dassocié , sans souffrir de partage.

Il nest permis à aucun être vivant dexister partout réside le tigre. A Sumatra, les mai­sons sont élevées sur des pieux de bambou, pour se mettre à labri de ses incursions. Dans le Gange, il se met à la nage, surtout pendant la nuit, et sélance sur les petits bâtimens qui sont à lancre. On est obligé de veiller conti­nuellement. La terreur quil répand dans les lieux quil habite , lexposerait à mourir de faim, sil navait recours à la ruse. Il attend au bord des fleuves et des lacs les îimaux qui viennent sy désaltérer. Tous les soins dune éducation douce, paisible, le changement de nourriture, les bons traitemeus, la contrainte, lesclavage, rien ne peut adoucir le caractère indocile et carnassier du tigre. Le combat dun tigre contre trois éléphans, rapporté par le P. Tascbard, était fort inégal. On fit entrer au milieu dune enceinte de cent pieds en carré, trois éléphans destinés pour combattre le tigre : ils avaient un grand plastron en forme de masque pour les garantir. Le tigre, enchaîné par deux cordes, ne fut mis en liberté dans la- rêne quaprès avoir été terrassé par la trompe