rendre visite. Un jour il arriva pendant l’absence du chasseur. Charles s’empara bien vite de l’oiseau, le mit dans sa poche, et allait s’esquiver avec son larcin.
Mais dans cet instant même le chasseur entra. Trouvant Charles dans sa chambre, il voulut amuser le petit voisin, et appela l’oiseau comme d’hahitude: « Sansonnet, où es-tu?
— Me voilà! » cria de toute sa i'orce l’oiseau caché dans la poche du petit garçon.
C’est vainement qu’on cherche à cacher un larcin. Le coupable toujours se découvre à la fin.
35. — Le Coq.
Une maîtresse de maison très-active éveillait tous les matins ses deux servantes au premier chant du coq. Celles-ci s’iiritèrent si fort contre le pauvre animal, qu’elles l’égorgèrent, afin de pouvoir rester plus longtemps au lit. Mais qu’arriva-t-il? La vieille ménagère, ne sachant plus quelle heure il était, les éveilla dès ce moment
es-tu? » l’oiseau bien appris ne manquait jamais de répondre : « Me voilà ! »
Le petit Charles, fils d’un de ses voisins, prenait toujours un plaisir particulier à voir et à entendre ce sansonnet, et venait souvent lui

