tira son épée, et mille soldat en fuite.

De le prince courut se caclier dans une ca­verne de la même forêt. Pendant la nuit une araignée tendit sa toile à louverture. Deux sol­dats ennemis qui étaient à la recherche du prince fugitif passèrent le matin devant la grotte, et le prince entendit leur conversation. « Regarde, dit lun deux, cest ici sans doute quil s'est caché.

Non, répliqua lautre, car en entrant il * naurait pu faire autrement que de déchirer cette toile daraignée. »

Lorsquils furent partis, le prince sécria avec

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guerre, de fuir devant lennemi. Le soir, étant très-fatigué, il se coucha sous un arbre au mi­lieu de la forêt, et ne tarda pas à sendormir. Il lut découvert par un soldat ennemi, qui le sabre à la main se glissa doucement près de lui afin de le tuer. Dans ce moment une mouche vint tout à coup se poser sur la joue du prince et le piqua si vivement, quil se réveilla. Il se leva,

émotion et en élevant les mains vers le ciel : * O mon Dieu, quelles grâces nai-je pas à vous rendre! Vous mavez sauvé la vie, hier par le moyen dune mouche, et aujourdhui vous me la conservez par le moyen dune araignée: oui, la plus haute sagesse a présidé à la création de toutes vos œuvres. »

Quelque petit quil soit, le plus faible animal

Peut quelquefois àlhoinme épargner un grand mal.