qui voit jusque clans le fond des cœurs et ne laisse rien impuni. »
Ils furent obligés de restituer la viande, et en outre leur vol fut puni comme il était juste.
A quoi bon se cacher aux vains regards des hommes, Quand Dieu nous voit toujours et partout où nous
[sommes?
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rusé Nicolas enleva brusquement un morceau de viande de la marmite, et le fourra dans la poche de Georges. «Quand le cuisinier reviendra, lui dit-il, et qu’il demandera la viande, je ferai serment que je ne l’ai pas empochée,et toi, que tu ne l’as pas volée.De cetle façon nous nous tirerons facilement d’affaire. »
Le chef de cuisine revint quelques moments après, donna un coup d’œil dans la marmite, et s’aperçut aussitôt du larcin. Il considéra nos deux paysans d’un regard perçant et leur dit : « Qu’est devenu le morceau de viande qui me manque? » Tous deux répondirent comme ils en étaient convenus.
Mais le chef de cuisine reprit aussitôt : « C'est vous, Nicolas,qui avez tiré la viande de la marmite ; on le voit à votre manche, qui estcouverte de suie; et c’est vous, Georges, qui l’avez dans votre poche, car on en voit découler la graisse; vous devriez rougir de honte. Lors même que je n’aurais pas découvert votre friponnerie, croyez-vous qu’elle serait restée cachée à Dieu,

