eut le bonheur de le sauver : sa joie en fut inexprimable.

Pour sauver son prochain que menace la mort.

Un homme généreux sexpose au même sort.

II

Pendant que le bon pêcheur ramenait le pauvre Philippe au bord du rivage, Valentin se noya. Quelques personnes qui sétaient rassem­blées sur le bord du fleuve demandèrent au pêcheur pourquoi, nayant pu sauver que lun de ces deux enfants, il avait préféré risquer sa vie pour conserver celle de Philippe : car, di­saient-ils, vous auriez pu rattraper lautre avec beaucoup moins de peine et de péril. »

Le pêcheur répondit : « Létourdi Valentin qui sest noyé ma souvent dérobé des poissons et des écrevisses; il se faisait un plaisir den­dommager mes lilets. Le bon Philippe, au con­traire, ma souvent apporté son goûter, et plus dune fois ma donné ses petites épargnes dans un temps un pied malade m'empêchait de rien gagner. Comment naurais-je pas sauvé dabord la vie à un si excellent enfant? »

Souvent on voit, dès cette vie,

Le hien récompensé, la malice punie.