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des fruits. Vous essaieriez en vain de nier votre crime. Les sacs que vous avez été forcé d’abandonner déposent contre vous; tous deux portent le nom de votre père;ainsi, je vous ferai incarcérer dans la tour. Quant au fantôme noir, ce n’était rien que votre ombre que vous avez aperçue sur le mur nouvellement blanchi, à la clarté de la lune, qui s’était levée à minuit. » Voilà bien ce qui arrive à tous ceux qui se rendent coupables d’une mauvaise action : chaque feuille qui s’agite les effraie, et leur ombre les épouvante.
Conservez bien la paix du cœur,
Vous ne connaîtrez point la peur.
95. — Le Pèlerin.
Dans un château magnifique, mais dont depuis longtemps il ne reste plus que des ruines, habitait autrefois un riche chevalier. Il dépensait des sommes considérables pour l’embellissement de sa demeure : au reste il ne faisait que fort peu de bien aux pauvres.
Un jour il avint qu’un pauvre pèlerin se présenta au château, et lui demanda l’hospitalité

