ET LES TROIS ORANGES. 89

nourricier, et revêtit avec le jupon de bure, le bonnet de paysanne. Pauvre enfant, combien elle pleu­rait, et se trouvait malheureuse! et pourtant elle était charmante, sous ce nouveau costume! le jupon court dégageait ses jolis petits pieds et sa jamhe fine; sa taille ajustée, sans être serrée dans un corset de velours noir, faisait de notre enfant une si jolie petite ber­gère que lon ne pouvait la voir sans admiration.

Au bout de quelques jours, Victorine revint auprès de sa maî­tresse, et lui rendit compte du changement opéré dans le carac­tère de sa fille, qui semblait rési­gnée à son sort. Triste et silen­cieuse depuis son départ, elle nétait