repas frugal, ce qui rappelait à Clarisse les petits soupers qu’elle faisait avec son frère, son cher Ar-
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sensible qu'à la douleur d’avoir perdu sa famille et la tendre affection dont elle avait été l'objet, se conformant sans résistance aux travaux que lui prescrivait sa nourrice : c’était de suivre sa sœur dans les champs, de faire de l’herbe, de soigner les poules et les lapins, soins rustiques dont la sensible Joséphine lui évitait la moitié de la peine. Souvent en cherchant à la distraire, elle la faisait asseoira l’ombre d’un vieux chêne, pour lui raconter une histoire, ou bien un conte mystérieux, ou chanter une pastorale, puis ensuite toutes les deux partageaient un

