OU L’ENFANT IMPRUDENT. 125
rance. Enfin, madame de Belzac, la mère, se faisait chérir dans son canton, où chacun lui rendait les plus dignes hommages. L’arrivée de ses enfants fut pour le pays un moment de bonheur général qui fut exprimé avec la joie pure et naïve des enfants du village.
Madame de Belzac, la mère, tout à fait dans les mœurs du siècle, c’est-à-dire, mère avant tout, se rendit avec les principaux de l'endroit au-devant de scs enfants, qui arrivaient à pied, les chevaux ayant de la peine à gravir la montagne; tous se jetèrent dans ses bras avec l’abandon de la plus vive tendresse. A ces doux embrassements, la bonne grand’mère se senlit tressaillir, et la nature lui rendit

