TROISIEME RACE, XIV e SIÈCLE. 135

lot anglais et un matelot normand, à Bayon­ne , amena une rupture entre Philippe-le-Bel et Edouard I er , roi dAngleterre. Ce matelot anglais avait tué le matelot normand ; aussi­tôt les Normands, pour venger leur compa­triote, armèrent leurs vaisseaux et coururent les mers pour chercher, attaquer et détruire les vaisseaux anglais. Les Anglais, de leur côté, no se laissèrent pas insulter tranquille­ment ; ils vinrent à leur tour ravager les côtes de la France. Philippe-le-Bel se plaignit vive­ment à Edouard de la conduite de ses sujets : Edouard répondit avec la fierté dun roi qui na pas de remontrances à recevoir de la part dun autre roi, et la guerre fut inévita­ble. Philippe enleva aux Anglais les dernières

provinces qu ils possédaient encore en Fran­ce, et le comte de Flandre sétant allié à Edouard, il marcha contre lui, conquit pres­que toute la Flandre, et la réunit à la couronne de France. Mais cette conquête ne fut pas de longue durée. Les Flamands se révoltèrent et ne voulurent plus obéir à 1a France. Un sim­ple tisserand de la ville de Bruges, ville de la Flandre, nommé Pierre-le-Roy , se met à la tête des rebelles, et partout les Français