136 HISTOIRE DE FRANCE.
sont massacrés. Philippe-le—Bel envoya contre les Flamands une armée considérable, sous les ordres du comte d’Arlois, général d’une haute réputation. Les Flamands ne s’en effraient pas, et, à la bataille de Courtray, vingt mille Français perdent la vie. Les Flamands vainqueurs remportèrent du champ do bataille quatre mille paires d'éperons dorés. C’étaient autant de chevaliers tués. Philippe se vengea, deux ans plus tard, de cette accablante défaite à Mons-en-Puelle , entre Lille et Douai, où il remporta, à son tour, une victoire complète sur les Flamands. Cependant on consentit enfin à mettre un terme à la guerre et à faire la paix. Philippe rendit la Flandre en ne se réservant que les villes de Lille, Douai, Orchies et Béthune, qui appartiennent encore à la France, et le roi d’Angleterre rentra dans la possession de la province qu’il possédait dans le royaume.
Toutes ces guerres avaient coûté des sommes immenses; Philippe, pour se procurer de l’argent, avait déjà frappé le peuple de plusieurs impôts nouveaux ; le peuple commençait à murmurer, à se plaindre; le roi s’adressa alors au clergé, et voulut qu’il

