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— Oui, maman, c’est cela même, une balançoire. Si vous saviez comme c’est amusant! Voulez-vous nous permettre d’en l'aire une ?
—Volontiers ; je vous la ferai même faire, car vous n’êtes pas assez forts pour une telle besogne. Nous l’établirons au beau milieu de la charmille ; mais ce sera à une condition.
— Et laquelle, maman ?
— C’est que vous ne vous balancerez jamais que lorsque votre papa ou moi nous serons présens, ou lorsqu’il y aura quelque autre personne raisonnable ; car la balançoire , quoique très-agréable, peut devenir un jeu fort dangereux ; la corde peut casser, ou, poussé trop violemment, vous pouvez tomber par terre; et si personne n’est là, qui vous donnera du secours?
— Eh bien, maman, nous ne nous balancerons jamais qu’en votre présence. Faites- nous faire une belle balançoire, je dirai à mes petits cousins de venir jouer avec nous.

