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c) fleur détachée) arbrisseau qui se rencontre très-souvent dans les jardins, et que l'on trouve sauvage aussi dans l'Allemagne méridionale, fleurit dès le printemps, avant que ses feuilles poussent, resplendissant de ses fleurs jaunes en petites ombelles sessiles. Ses drupes rouges et allongées appelées cornouillcs sont bonnes à manger.

Fig. 3. Le cornouiller sanguin (Cornus sanguinea a branche en fleurs; b les fruits) s'appelle aussi cornouiller femelle, ne fleurit quaux mois de Juin et de Juillet longtemps après que les feuilles se sont développées ; ses fleurs sont blanches, et ses drupes globuleuses noires ne sont pas bonnes à manger. Ses branches rouges comme du sang lui ont mérité son nom la­tin; il se trouve partout dans les haies et les buissons des bois.

Fig. 4. La car d ère sauvage (Dipsacus sylveslris a sommet de la tige à trois télés; b fleur détachée, avec sa bractée) ne se trouve pas rarement dans des lieux pierreux, fleurit aux mois de Juillet et d'Aoùt, a la lige à piquants courts, haute de 3 à 6 pieds, les feuilles larges, opposées et lancéolées, et au bout de la tige et des branches des têtes épaisses cylindriques à fleurs bleuâtres qui sont partout enclavées entre les bractées rudes, pointues et saillantes.

La cardère des foulons dont les têtes servent au lainage des draps est une autre espèce, qui est cultivé avec un soin par­ticulier.

Fig. 5. La scabieuse des champs (Scabiosa arvensis a le sommet de la lige, avec les têtes des fleurs; b fleur déta­chée) se trouve parmi le blé et dans les prés. La tige hirsulée haute de 1 % à 2 pieds, est ordinairement dichotome, ayant des feuilles opposées, plus ou moins pinnalifldes et très-velues, et des têtes assez plates a fleurs bleuâtres, soutenues par beaucoup de bractées qui ne dépassent guère les fleurs développées; les co­rolles de celle espèce sont quadrifides, dans d'autres espèces de scabieuses elles sont quinquéfldes.

Fig. 6. Lasp érule odorante ou petit muguet de bois (Asperula odorala a) partie supérieure de la plante, avec les feuilles et les fleurs; b) fleur détachée, avec lovaire hypogyne) fleurit en Mai et en Juin presque partout dans les bois ombreux, atteint ordinairement à la hauteur d'un empan ou dun pied, se couvre de fleurs blanches odoriférantes qui, avec les liges et les feuilles, servent à préparer la soi-disante boisson de Mai dun arôme très agréable. On récolté celte herbe aussi pour les apolhèques, car elle contient des qualités médicinales.

Fig. 7. Le gaillet blanc (Galium Mollugo) se rencontre dans des prés et des lieux herbeux, a la lige rameuse, montante, pour la plupart sans poil, les feuilles linéaires verticillées, et les fleurs blanches, trèsnombreuses dont la corolle est quadrifide et rotacée (fig. b, lon voit en même temps les quatre étamines et les deux stigmates globuleux qui se trouvent sur un style four­chu en deux bras).

Fig. 8. Le gaillet jaune (Galium verum a) sommet de la tige avec la panicule en fleurs; b) fleur vue de côté, de sorte que lon y voit les étamines et les stigmates; c) autre fleur vue d'en bas, de manière que l'on y voit lovaire hypogyne) a des fleurs jaunes odoriférantes; on peut admirer les longues pa- nicules en fleurs aux mois de Juin et de Juillet aux bords des chemins, dans les champs et les prairies. Ses feuilles grêles for­ment à 8 ou 12 des verlicilles en bas de la tige.

Fig. 9. La garance des teinturiers (Rubia tinctorum branche avec fleurs et fruits) très-analogue aux gaillets, mais les corolles sont, pour la plupart, quinquéfldes, et les fruits baiés, en quoi il en diffère. Cest la racine de celte plante utile que lon cultive dans beaucoup de contrées, qui sert à la teinture en rouge. Ses liges sont longues de 2 à 3 pieds, quelquefois plus longues encore, trèsrameuses et diffuses, aux carnes munies de piquants; les feuilles sont, à la partie inférieure de la tige, rangées à 4, plus haut rangées à 6, près des fleurs rangées à 4 encore, et plus haut opposées; les fleurs sont verdâtres; les baies, dabord rou­geâtres, puis noires, renferment un grain, quelquefois deux.

Fig. 10. La centenille (Cenlunculus minimus) a) toute la plante; b) la corolle avec les organes de la fructification; c) le fruit operculé sphérique avec le calice télraphylle b et c bien grossi. Cette plante célèbre par sa petitesse seulement, fleurit en Juin et en Juillet dans des prés et des pâturages sablonneux.

Fig. 11. La Sherarde des champ's ou Aparine rou­geâtre (Sherardia arvensis) se trouve florissant depuis Juillet jus­quen Septembre dans des champs raboteux et en friche. II a pour la plupart une tige inclinée, puis montante et rameuse, longue dun empan, et comme les gaillets et laspérule, à la fa­mille desquels il appartient, des feuilles verticillées. Mais, quant à ses fleurs bleu-rougeâtres placées au bout des branches en forme dombelle ou de fascicule, elles ont un calice distinct sous la corolle (voyez b, la fleur grossie), et sur le fruit (voyez c) les dents de calice persistantes, ce qui manque au gaillet et à lAspérule.

Planche VIII.

Continuation des plantes de la quatrième classe (Tetrandria).

A. Premier ordre (Monogynia.) Continuation.

Fig. 1. La sanguisorbe ou pimprenelle des mon­tagnes (Sanguisorba officinalis) croit dans des prés humides, sur­tout dans des contrées montagneuses, fleurit depuis Juin jusqu'en Août, haute de 2 à 3 pieds, a des feuilles ailées et des fleurs rouge foncé en globes serrés au bout de la lige et de ses branches. On dit que le suc de lherbage purifie le sang ; autrefois on em­ployait la racine dans les pharmacies.

a) globe en fleurs au bout de la lige; b) feuille radicale; c) fleur détachée dont les pétales sont enlevés, en bas deux brac­tées, puis lovaire avec son style court et le stigmate pénicillé, et les quatre étamines.

Fig. 2. Le pied-de-lion ou alchimille (Alchemilla vulgaris a) la plante entière, diminuée de moitié; b) fleur, grandeur naturelle, B) fleur grossie) se trouve dans des bois et des prés montagneux, et fleurit depuis Mai jusquen Juillet; la ra­cine et l'herbage sont cueillis à cause de leurs qualités médicinales. On compare ses feuilles orbiculaires, réniformes., lobées et créné- lées à un manteau de femme.

Fig. 3. Le plantain commun ou majeur (Plantago major a) toute la plante, diminuée; c) fleur détachée, grandeur natu­relle, b) fleur grossie) croit dans les prés et aux bords des che­mins, a de larges feuilles à 7 ou 9 côtes, les fleurs à anthères violettes ou rougeâtres en longs épis cylendriques. Les oiseaux aiment beaucoup les semences renfermées dans une petite capsule circumscissile.

Fig. 4. Le plantain moyen (Plantago media a) toute la plante, diminuée; b) épi en fleurs, grandeur naturelle) a des feuilles ovales ou lancéolées, pubescentes à 5 ou 7 côtes; les épis sont plus courts, mais la tige est plus longue que dans l'espèce précédente; les fleurs ont une odeur agréable, presque comme la vanille; leurs longues étamines rouge pâle ont de petites anthères blanches ou jaune pâle.

Fig. 5. Le plantain lancéolé (Plantago lanceolata a) toute la plante, diminuée; b) globe en fleurs, grandeur natu­relle) a des feuilles lancéolées, aigues, à 3 ou 5 côtes, et au bout de la lige un épi brun tantôt court et globuleux (voyez la figure), tantôt plus long. Les étamines et les anthères sont blanches. Cette espèce est une excellente plante fourragère et médicinale à la fois.

Fig. 6. La vigne vierge ou vigne sauvage (Cissus ou Ampélopsis hederacea Hedera quinquefolia) arbrisseau rampant comme le lierre, mais plus analogue à la vigne, vient de lAmé­rique du Nord, et sert maintenant dans toute l'Europe à re­vêtir de son feuillage les berceaux de nos jardins. Ses feuilles qui en automne deviennent purpurines, sont digitées en 5 feuilles, ses vrilles par lesquelles elle sattache sont rameuses, ses fleurs verdâtres en corymbes diehotomes ont cinq étamines (pour cette raison il faudrait mettre cet arbrisseau dans la cinquième classe, mais la plupart des espèces de Cissus nont que quatre étamines, et cest pour cela quon range celle espèce sous cette classe). Les fleurs produisent des baies bleu noir qui ne sont pas bonnes à manger.

Fig. 7. La macre flottante ou châtaigne deau (Trapa natans a) toute la plante, diminuée, c) fleur dans sa grandeur naturelle; b) fruit coupé, de manière que lon y voit le noyau) ne croit pas rarement en Europe et en Asie dans les étangs bour­beux, produit des fleurs blanches, qui poussent en Juin et Juillet dans les asilles des feuilles flottantes. Les fruits sont des noix cornues très-curieuses, les noyeaux desquelles se mangent et four­nissent une bonne farine.

B. à deux pistils (Digynia).

Fig. 8. La cuscute européene ou goutte de lin com­mune (Cuscuta europaea a) toute la plante sentortillante autour dune espèce de trèfle; b) la corolle fendue avec ses étamines, grossie; c) lovaire avec ses deux styles) plante parasite sans feu­illes, très-curieuse, avec beaucoup de tiges rougeâtres filiformes dont elle guipe, pour ainsi dire, dautres plantes, p. e. lortie, le houblon et le trèfle; ces liges filiformes ont leurs noeuds, elles sattachent et poussentde petites racines, au moyen desquelles elles épuisent les autres plantes; cest à ces noeuds mêmes quelles développent les fleurs qui forment des glomerules. Le nombre des lobes de la corolle et le nombre des étamines est tantôt 4, tan­tôt 5 (voyez la figure). Il y en a chez nous encore dautres espèces et parmi eux une qui couvre et épuise le lin (Cuscuta Epilinum) de le nom de goutte de lin pour tout le genre.

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