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C. à quatre style (Tetragÿnia).

Fig. 9. La s agi ne (Sagina procumbens a toute la plante, grandeur naturelle; b fleur grossie; cl'ovaire aux quatre styles ; d la capsule ouverte à 4 valves, avec le calice) croît dans les champs, les pâturages et un sol sablonneux et humide. Les tiges de cette petite herbe sont plus ou moins couchées, mais les bouts fleurissants sont érecls.

Fig. 10. Le potamot nageant ou épi d'eau (Potamoge- ton nalans a) bout dune tige avec un épi en fleurs; b) fleur détachée, grandeur naturelle; B) la même fleur, grossie) se trouve très-fréquemment dans les étangs ou dans des rivières et ruisseaux stagnants, déposant ses feuilles longues de 2 pouces et larges d'un pouce piales sur la surface de leau les épis en fleurs seuls sortent débout de l'eau.

Il y a dans nos eaux encore beaucoup d'autres espèces de ce genre p. e. le potamot crépu ou la laitue de grenouille. (P. cris- pum). Les poissons aiment à déposer leur frai dans ces plantes.

Fig. 11. Le houx (Ilex aquifolium a. branche avec des fruits mûrs; b. glomerule en fleurs, assis à l'aiselle des feuilles) se rencontre quelquefois dans les forêts montagneuses, p. e. dans la forêt noire du Wurdemberg et de Bade ; cest plutôt un arbris­seau quun arbre, haut de 10 à 15 pieds; le bois en est très- dur, les feuilles en sont coriaces, luisantes, anguleuses, epineuses. Aux mois de Mai ou de Juin il montre ses fleurs blanches d' naissent plus tard des drupes rouges qui ont une qualité purgative.

Planche IX.

Plantes de la cinquième classe (Pentandria).

A. Premiei' ordre à un style (Monogynia).

Fig. 1. Le myosolide vivace ou oreille-de-souris (Myosotis paluslris) aime le bord de petits ruisseaux et les lieux marécageux, se distingue par ses fleurs plus grandes azurées des autres éspèce de ce genre, p. e. du myosote des champs, qui a des fleurs beaucoup plus petites. Il est généralement connu et aimé.

Fig. 2. La pulmonaire officinale (Pulmonaria officinalis) appartient aux premières fleurs du printemps de nos bois. Ses feuilles sont poilues, les feuilles radicales pétiolées, à-peu-près en forme de coeur, et dans plusieurs environs tachetées de blanc, les feuilles caulinaires allongées et sessiles, les calices des fleurs plus ou moins rougeâtres, souvent entièrement rouges ; les corolles sont dabord rouges, ensuite bleues. Depuis longtemps celte plante appartient aux herbes médicinales.

Fig. 3. La rapette couchée (Asperugo procumbens) tient son nom de ses feuilles rudes ou scabreuses. Dès quecetle plante grandit et devient rameuse, la partie basse de la lige se couche, de sorte que les branches et la partie supérieure de la tige seules restent érectes. Les fleurs paraissent dans les aiselles des feuilles; elles sont petites et ont une corolle bleue; le calice est d'abord quinquélobé, mais plus tard il devient plus grand, et change en­tièrement après la chûte de la corolle, de manière qu'il se com­pose ensuite de deux feuilles parallèles, profondément fendues, qui protègent le fruit (quatre achènes plates). On trouve cette plante au bord des chemins et sur des monceaux de décombres; elle fleurit aux mois de Mai et de Juin.

a) Branche avec fleurs et calices en fruits ; b) fleur grossie, vue de côté; c) corolle fendue et étalée lon voit les squamules néctarifères et les étamines.

Fig, 4. Le grémil des champs (Lithospermum arvense), herbe annuelle, a des tiges hautes d'un pied, simples en bas et puis rameuses, hirsutées comme les feuilles; fleurit au mois de Mai; à ses petites fleurs blanchâtres succèdent quatre petites achènes ridées et noirâtres dans le calice persistant.

Une autre espèce de grémil, le grémil officinale, a des fleurs jaunâtres et de petites achènes glabres et blanches.

Fig. 5. La buglosse officinale (Anchusa officinalis), qui croit dans des lieux arides, pierreux et sablonneux et aux bords des chemins, est hirsutée et haute de 1 à 3 pieds. Les squamules blanches, qui se trouvent à la gorge de la corolle infundibulée violette ou bleu foncée, et qui protègent les étamines, forment une jolie étoile blanche au milieu de la fleur. Ces fleurs, avant de recevoir leur belle cou­leur bleue, sont dabord rouges, comme chez la pulmonaire. Autre­fois on lui attribuait de grandes qualités médicinales.

Fig. 6. La lycopside commune (Lycopsis arvensis) comme lherbe précédente fut autrefois employé dans la méde­cine; se trouve dans toute l'Europe dans des champs sablonneux, a la tige roide et hirsutée, haute de 1 à 1*/* pieds, plus ou moins rameuse, et les feuilles assez étroites et hispides. Les corolles, dont le tube est courbé à la gorge, sont dun bleu de ciel pâle.

Fig. 7. Le cynoglosse officinale ou langue-de- chien (Cynoglossuin officinale) est haut de 2 à 3 pieds et a la

tige couverte de feuilles grisâtres et tomenteuses, aussi bien que les lobioles obtuses du calice qui contient la corolle rouge sale, dont la gorge est fermée par des squamules, comme chez la buglosse. La plante entière a un goût désagréable qui sent les souris, et est employée dans la médecine. Elle est assez fréquente, et fleurit depuis le mois de Mai jusquau mois de Juillet.

Fig. 8. La bourrache commune (Borago officinalis), plante très belle par sa corolle azurée quinquéfide rolacée, est sou­vent cultivée dans nos jardins, ses tiges et ses feuilles hispides presque séteuses donnant une salade saine dun goût presque semblable aux concombres. Elle est succulente, haute de 1 à 2 pieds, vient de l'Orient, mais elle se trouve maintenant sauvage dans tout le sud de l'Europe jusque dans l'Allemagne septentrionale. La formation des squamules nectarifères à la gorge de la corolle, et des cornes appendieuiaires des courtes filaments, qui portent les anthères longues et acuminates, est très-remarquable.

Fig. 9. La consoude officinale (Symphylum officinale) se trouve dans toute l'Europe dans des près humides, aux bords des ruisseaux et des fossés, fleurit depuis le mois de Mai jusquen Juillet; les corolles sont ou blanc jaunâtre ou purpurines, ventru- lubuleuses, à cinq lobes courts. Les tiges et les feuilles décou­rantes sont couvertes de poils rudes. La racine fusiforme est noire en-dehors, blanche en-dedans, et célèbre par ses qualités médicinales.

Fig. 10. La cérinthée majeure ou mélinel (Cerinthe major) se rencontre dans l'Europe méridionale, notamment dans les Alpes, mais aussi dans nos jardins, haute d'un pied et plus, et a de jolies corolles venlru-lubuleuses, jaunes en bas et en haut, mais d'un bleu pourpré plus ou moins foncé au milieu.

a) Branche en fleurs; b) le calice avec l'ovaire et le style; c) la corolle tubuleuse; d) la même fendue et ouverte, de sorte que l'on voit les cinq étamines qui y sont attachées.

La pélite cérinthée (C. minor), qui a des feuilles tachetées de blanc et des fleurs jaunes plus petites à dents aigues, se trouve sauvage dans lintérieur de lAllemagne.

Planche X.

Continuation des plantes du premier ordre de la cin­quième classe (Pentandria Monogynia).

Fig. 1. La vipérine commune (Echium vulgare) porte un beau thyrse de fleurs bleues au bout de ses tiges hispides, hautes dun pied et munies de feuilles étroites hispidées. Quand on y regarde de plus près, ce thyrse de fleurs pyramidal est com­posé de beaucoup dépis secondes et distiques recourbés. La co­rolle campaniflore à cinq lobes irréguliers, d sortent les éta­mines et le style un peu plus long (le stigmate est fendu comme la langue d'un serpent), est comparée avec la tète dune vipère dont la gueule est ouverte et la langue tirée (à cause de cela aussi nommée «guerre de dames). Cette plante croit très-fré­quemment dans des lieux sablonneux et pierreux, aussi sur des murailles.

Fig. 2. La primevère auricule ou loreille d'ours (Primula auricula), que la culture a beaucoup varié dans nos jardins, est originaire des Alpes, ou elle a les fleurs jaune-pâles. On en voit à présent sur nos gradins dans les pots de fleurs beau­coup de variétés à maintes couleurs plus ou moins foncées et plus ou moins claires. Ses feuilles larges, ovales, vert-pâles et presque charnues, sa lige farineuse avec les fleurs et les calices farineuses les font facilement reconnaître, malgré toute la diversité dans la couleur.

Fig. 3. La primevère farineuse (Primula farinosa) a son nom de la souspage de ses feuilles, laquelle est parfaitement blanche étant couverte dune farine blanche très-fine, tandis que la face supérieure est verte. Les corolles sont rosées, mais de­viennent bleues quand on les sèche. Elle fleurit aux mois dAvril et de Mai dans les Alpes et les Basses-Alpes et dans les prairies marécageuses de lAllemagne méridionale.

Fig. 4. La primerolle ou primevère élevée (Primula elatior) fleurit aux mois dAvril et de Mai dans des prés humides et des endroits boisés, devient plus grande et a de fleurs inodo­res et jaune pâle plus grandes que la primevère officinale (Primula veris), dont les fleurs odoriférantes dun jaune foncé font un bon thé connu à loul-le-monde.

Fig. 5. Le cyclame dEurope ou pain de pourceau (Cyclamen europaeum) est une jolie plante de la hauteur dun doigt ou d'un empan. Les feuilles cordé-réniformes, marquées de blanc à la face supérieure et rougeâtres à la souspage, et les fleurs pourprées réfractées à longs pédicules érectes, sortent de la racine vivace globeuse-disciforme, que les cochons aiment à manger. Après la fleuraison les pédicules se recourbent et dépo-