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pieds, avec des rameaux, disposés en verticilles, qui se partagent de nouveau en petites branches, dont chacune porte les petites fleurs, munies d’un calice à trois sépales et d’une corolle à 3 pétales 'blanche-rougeâtres.
capsule en silique, qui s'ouvre enfin par 4 valves et renferme une quantité de petites graines, ornées d’une houppe de poils. Le genre Epilobe renferme encore plusieurs espèces, qui croissent chez nous, à fleurs rouges mais plus petites pour la plupart.
Septième classe (Heptandria).
Celle classe renferme les plantes, qui ont une fleur hermaphrodite et 7 étamines libres ; mais la nature ne présente ce nombre comme règle que très rarement, de sorte que celle classe ne renferme que très peu de genres et d’espèces. Parmi nos plantes indigènes il n'y a ici que:
Fig. 8. La trienlale d’Europe (Trienlalis europaea). C'est une charmante petite plante de la hauteur d'un doigt ou tout au plus d'un empan, avec une ou deux fleurs blanches au sommet de la lige, qui ont un calice à 7 divisions, une corolle étalée en roue de môme à 7 divisions ou rayons, 7 étamines et un style muni d’un sligme globiforme. On la trouve dans les forêts de l’Europe septentrionale ou rarement dans les contrées montagneuses du sud de la Germanie, et c’est vers le temps de la Trinité, qu’elle fleurit, voilà pourquoi les Allemands la nomment „fleur de Trinité".
Huitième classe (Octandria).
A. Premier ordre.
Fig. 9. L’airelle myrtille (Vaccinium myrlillus) est très commune presque dans tous nos bois un peu étendus, fleurit en Avril et en Mai, où les feuilles sont encore petites (voyez a. une branche en fleurs); ses fleurs sont blanche-rougeâtres, presque globuleuses, avec des étamines bicornes (voyez b. une étamine de devant et c. de derrière); il leur succèdent en Juillet les baies noires (voyez d.), connues partout et fournissant une nourriture saine.
Fig 10. L’airelle ponctuée (Vaccinium vilis idaea) se rencontre principalement dans les sapinières, où elle croit en petit arbuste toujours vert, haut d’un doigt ou d'un empan, dont les feuilles sont ponctuées en dessous. Les fleurs blanche-rougeâtres, disposées en grappe, sont suivies de baies rouges, qu’on mange surtout confis.
Fig. 11. L'airelle canne berge (Vaccinium oxycoccos) est un petit arbuste couché, qui croît dans les hautes montagnes sur du terrain mousseux, aussi dans l’Europe septentrionale dans les contrées basses sur les marais tourbeux; elle produit de grandes baies rouges ou ponctuées de rouge et de jaune, qui quoique extrêmement acides, sont mangées avec avidité de beaucoup d'oiseaux. Les fleurs rouges diffèrent en leur forme beaucoup des autres airelles, la corolle n’étant point globuleuse ou ovale, mais étalée en roue à 4 ou 5 divisions aigués; dès qu'il y a 5 divisions, le nombre des étamines n'est pas de 8, mais de 10, et c'est pour ces différences que beaucoup de botanistes ne la mettent pas au genre Vaccinium en la nommant Schollera oxycoccos.
Il y en aune quatrième espèce d’airelle, l'airelle fangeuse (Vaccinium uliginosum), qui croit aux mêmes endroits, portant des baies noire-bleues, qui ressemblent à l'airelle myrtille, mais dont le goût nuit à l’homme, en l’étourdissant.
Planche JLUL.
Continuation des plantes du premier ordre de la huitième classe (Octandria Monogynia).
Fig. 1. L’onagre bisannuelle ou l'herbe aux ânes (Oenolhera biennis) est venue de l’Amérique septentrionale s’établir chez nous, où à présent on la trouve naturalisée ça et là sur les bords des ruisseaux ou dans les lieux sablonneux; mais on la cultive aussi dans les jardins à cause de ses belles fleurs jaunes à quatre pétales, exhalant une odeur très agréable et s'ouvrant particulièrement vers le soir et pendant la nuit. La racine de celle plante est fusiforme simple ou rameuse et bonne à manger; elle pousse une tige, haute de 2 à 3 pieds; l’ovaire inférieure de la fleur se développe en une capsule allongée et qua- drangulaire, s'ouvrant par 4 valves et contenant beaucoup de graines.
Fig 2. L’épi lobe à épi (Epilobium spicalum — a. le sommet de la plante en fleurs, diminué; — b. une fleur en grandeur naturelle ; — c. une graine de semence couronnée par une houppe de poils — grossie) est une bien belle plante, qui fleurit en Juin et Juillet dans les lieux pierreux, surtout dans les montagnes, poussant une tige, haute de 3 à 5 pieds, garnie de beaucoup de feuilles lancéolées et d'un long épi de fleurs, munies d'un calice à quatre divisions étroites et d'une corolle rouge à 4 pétales ; ces fleurs sont brièvement pédonculées et portées en dessous d'un long ovaire inférieur et linéaire, dont se forme une
Fig. 3. La capucine ordinaire ou à feuilles larges (Tropaeolum majus). Cette plante, originaire de l’Amérique méridionale, est cultivée dans les jardins à cause de ses belles fleurs orangées ou jaunes-ponceau éperonnées, qu'on peut manger en les mêlant dans les salades (elles ont le goût du cresson). Elle est distinguée aussi par ses feuilles ombiliquées, dont les pétioles sont attachés vers le milieu de la superface inférieure, et par une lige grimpante et s’élévante en se contournant autour d'autres plantes.
Fig. 4. Le daphné bois-gentil (Daphné Mezcreum — a. un rameau avec deux branches en fleurs ; b. une branche avec des feuilles et des fruits mûrs), petit arbrisseau de la hauteur de 2 à 5 pieds, commun dans nos bois, surtout dans les contrées montagneuses, et se couvrant avant le développement des feuilles déjà tout au commencement du printemps de ses fleurs odorantes, rouges, comme la fleur de pèche. Le périanlhe est simple, tubuleux et quadrifide ; les fruits sont de petites cerises (drupes) rondes et point des baies, ce qu'on serait tenté de les croire. Cette plante contient dans toutes ses parties un fort poison et c'est à cause de l’âcrelé de son écorce, qu'on l'emploie pour des canlères.
Fig. 5. La bruyère commune (Erica ou Calluna vulgaris — a. une branche en fleurs; b. la fleur vue du haut, c. du bas, où l’on remarque le calice à 4 sépales; d. une étamine; e. la capsule avec le style persistant), sous-arbrisseau toujours vert de la hauteur de 1 à 3 pieds, très commun chez nous sur le sol sablonneux des forêts. La bruyère a de jolies petites feuilles, disposées sur 4 rangs et des fleurs roses, dont elle se couvre en été jusqu’en automne. Les étamines ont deux cornes (voyez d), le calice est quadrifide, la corolle double, l'extérieure et l’intérieure a 4 divisions; le fruit est une capsule à 4 loges avec des graines très petites.
B. Second ordre de la huitième classe (Octandria Digynia).
Fig. 6. La moehringie mousse (Moehringia muscosa) est une petite herbe tendre, qui aime les hautes montagnes et les alpes, où elle végète dans les lieux moussus. Elle porte des petites fleurs blanches (b. une fleur grossie) à quatre pétales.
C. Troisième ordre de la huitième classe (Octandria
Trigynia).
Fig. 7. La renouée sarrasine ou blé sarrasin (Poly- gonum Fagopyrum), qu’on cultive dans les contrées arides, surtout dans l’Allemagne septentrionale, s'est mérité par ses graines farineuses (noix triangulaires) une place parmi le blé; mais aussi toute la plante fraîche sert d’excellente nourriture pour le bétail. Elle s'élève à la hauteur de 1 à 2 pieds, porte des feuilles sa- gitlées et une corolle simple à 5 divisions (voyez la fleur grossie). Celle plante est de la famille dés renouées, dont plusieurcs éspèces croissent naturellement chez nous, par ex: la cenlinode ou renouée des oiseaux (Polygonum aviculare), qu'on trouve partout dans les champs et au bord des chemins, étant une herbe rameuse, conchée, à petites feuilles lancéolées et dont les graines sont bien reçues des oiseaux gallinacés et de chants.
D. Quatrième ordre de la huitième classe (Octandria
Tetragynia).
Fig 8. La parissetle à 4 feuilles ou raisin de renard (Paris quadrifolia) se trouve en fleurs aux mois de Mai et de Juin dans les bois couverts. Sa tige simple avec une fleur solitaire, placée au milieu de 4 feuilles ovales, verticillées, atteint à la hauteur d’un empan à un pied. La fleur a 4 sépales étroits, 4 pétales plus étroits encore, 8 étamines singulièrement organisées et un pistil à 4 styles, d’où nait le fruit, une baie vénéneuse noire-bleue, qui mûrit en Juillet ou en Août et porte à sa base les folioles secs du périanlhe et les étamines flétries (voyez b).
Neuvième classe (Enneandria).
Fig. 9. Le bulome ombelle ou jonc-fleuri (Rutomus umbellatus) est une très belle plante aquatique, haute de 3 à 4 pieds, qu'on trouve en fleurs dans les marais, les étangs et au bord des rivières aux mois de Juin et de Juillet. Ses feuilles sont semblables à celles du roseau et sa hampe simple porte une ombelle en fleurs purpurines ou roses, munis d'un périanlhe à six folioles (b. une fleur en grandeur naturelle) de neuf étamines et de six pistils, d’où naissent six capsules.
Fig. 10. Le laurier cannellier ou le cannellier de Ceilan (Cinnamomum zeilanicum ou Laurus Cinnamomum). Cet
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