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Fig. 4. La bétoine officinale (Betonica officinaljs) se trouve en fleurs au milieu de l'été dans K s bosquets et les bois. Une lige droite, simple, haute de 1 à 2 pieds porte les fleurs en un épi, tantôt plus court, tantôt plus long. Les feuilles radicales en coeur allongé, obluses-crénelées sont longuement péliolées, tan­dis que les feuilles cauliuaires lancéolées sont sessiles.

Fig. 5. Le marrube blanc ou commun (Marubium vul- gare) produit une tige, haute dun pied ou plus, blanche, coton­neuse et garnie de feuilles, dont chaque face est revêtue de poils serrés, grisâtres sur celle de dessus, et blanchâtres, formant un feutre cotonneux, sur celle de dessous. Les petites fleurs blan­châtres nombreuses, réunies dans les aisselles des feuilles cauli- naires en verlicilles serrés, ont à leur base des bracléoles étroites, hérissées de poils roides, et sont munies de calices à dix dents crochues à leur extrémité. Outre qu'elle croit dans les endroits arides et incultes de l'Europe, celte plante se rencontre aussi dans lAsie moyenne et lAmérique septentrionale. Ses feuilles sont dune odeur aromatique très agréable et dun goût extrême­ment amer, ce qui indique les vertus médicales, quelle possède.

Fig. 6. L'agripaume vulgaire (Leonurus cardiaca a. la partie supérieure de la plante, diminuée; b. une corolle étalée le tube étant fendu, grossie) sélève à la hauteur de 23 pieds, fleurit en été le long des chemins, des échaliers et sur les dé­combres, produisant des fleurs rougeâtres en verlicilles nombreux, serrés. Elle à une odeur désagréable et fut employée autrefois contre la cardialgie des enfants.

Fig. 7. La toque casside (Scutellaria galericulala) fut em­ployée autrefois contre la fièvre intermittente, croît aux fossés aquatiques et dans les endroits humides, elle pousse des liges, hautes dun pied ou plus, garnies de fleurs bleues solitaires dans les aisselles des feuilles et ordinairement tournées du même côté.

Fig. 8. La brunelle commune (Prunella vulgaris a. toute la plante, diminuée; b. la corolle fendue, étalée, avec les étamines, grossies de la moitié) croît dans nos prés et nos bois, atteint à la hauteur d'un empan à un pied; ses fleurs violettes sont réunies en verlicilles approchés, dont les calices btlabiés ont une lèvre supérieure obtuse, munie de trois dents très petites, et une lèvre inférieure, divisée en deux dents pointues, plus longues ; la corolle a une lèvre inférieure à trois lobes, dont celui du mi­lieu est bien plus large et échancré (vovez b, l'on voit le lobe du milieu fendu et partagé à droite et à gauche en moitiés égales). On attribue des vertus médicales à celle plante.

Fig. 9. La brunelle à grandes fleurs (Prunella grandi- flora) n'est haute que d'un doigt à un empan, mais porte des fleurs plus grandes, que la précédente, d'un beau violet, réunies en tête, et se trouve fréquemment en été jusqu'en automne sur nos montagnes et nos collines.

Fig. 10. Le grand basilic sauvage ou le clinopode commun (Clinopodium vulgare) se trouve le long des haies et des bois, surtout dans les contrées montagneuses, est haute d'un à 2 pieds et porte ses fleurs en verlicilles soutenus de nombreuses bracléoles étroites poilues dans les aisselles des feuilles supé­rieures et au sommet de la tige (voyez fig. b., ou un calice avec la bractée à sa base est représenté, grossi le style le dépasse et la corolle est détachée ou déjà tombée).

Planche XXXII.

Plantes du second ordre de la quatorzième classe (Dittynamia Angiospermia).

Fig. 1. La cocrète ou coquriste à grandes fleurs (Rhinantbus major) fleurit depuis le mois de Mai jusquen Juillet dans les prés et les champs parmi les moissons, est haute ordi­nairement de 1 à 2 pieds et produit des fleurs jaunes-citron, bleues aux deux pointes de la lèvre supérieure; les calices ren­flés, à dimension presque circulaire, un peu comprimés latérale­ment, semblables à un centime, entourent les capsules mûres, quon n'a qu'à secouer pour que les nombreuses graines, qu'elles renferment, claquent.

Fig. 2. La pédiculaire des m arais (Pedicularis paluslris) est une herbe droite, annuelle, haute d'un empan à un pied, qui parait en été dans les prés marécageux, parée de ses fleurs rouges et de ses feuilles pirinées.

La pédiculaire des bois (Pedicularis sylvatica), qui fleu­rit déjà en Avril et en Mai, est plus petite. C'est dans les hautes montagnes des Alpes qu'il y a encore beaucoup d'autres espèces de ce genre.

Fig. 3. La clandestine écailleuse (Lalhraea squamaria a. toute la plante, un peu diminuée; b. une fleure détachée avec sa bractée, grandeur naturelle; c. les orgines de la fructifi­cation dans la corolle ouverte, un peu grossie). Celte plante miraculeuse fleurit eu Avril et en Mai dans les bois ombragés.

Elle na point de feuilles, mais ce sont des écailles charnues, blanches comme la tige, nombreuses cl serrées, qui lui en tien­nent lieu et se trouvent surtout sur la souche souterraine de la tige. Les fleurs sont rougeâtres, ramassées en un épi pen­dant du même côté.

Fig. 4. La casse-lunette ou l'eufraise officinale (Euphrasia officinalis) est une jolie petite plante, haute d'un doigt à un empan, plus ou moins rameuse, garnie de fleurs blanches on rougeâtres, marquées de taches jaunes au milieu. Elle parait à la fin de l'été et en automne sur les pâturages et les prés mon­tagneux et est douée de propriétés médicales.

Fig. 5. Le blé de vache ou le mélampyre des champs (Melampyrum arvense) fleurit en été dans les moissons, pousse une tige haute d'un empan à un pied, simple ou rameuse, ornée dun très bel épi terminal, qui est garnie de bradées rouges- pâles, pinnalifides et de fleurs jaunes pâles, colorées de rouge. Les sémences noires de celle plante, mêlées par hasard fréquem­ment au blé et mises dans le moulin rendent la farine bleuâtre.

Fig. G. Le mufle de boeuf ou de lion (Anlhirrhinum majus), quon voit fréquemment comme plante d'ornement dans nos jardins, a de grandes fleurs masquées, ordinairement jaunes ou rouges ou blanches, toujours à masque orangée, formant en­semble un très bel épi. Il croît naturellement dans les contrées méridionales de l'Europe.

Fig. 7. Le lin sauvage ou la linaire commune (Linaria vulgaris) fut compté autrefois aussi au nombre des mufliers, dont il se distingue par l'épéron pointu de la corolle jaunc-souffre n masque orangée. Cette plante a des feuilles comme le lin et croit abondamment dans nos contrées le long des champs, sur des collines cl au bord des chemins. Outre quelle a un aspect charmant au temps de la floraison, cette plante est aussi notable par ses qualités médicales.

Fig. 8. La digitale pourprée (Digilalis purpurea). Celle belle plante, qui se trouve dans les forêts des hautes montagnes, par ex.: en Allemagne dans la montagne hercynienne et dans la forêt-noire, est reçue comme plante dornement dans nos jardins, quoiqu'elle renferme un poison très fort, qui est dune grande utilité en médécine. La digitale pourpré s'élève à la hauteur de 2 à 5 pieds et produit comme toutes les plantes du second ordre de la quatorzième classe des capsules à nombreuses graines.

Fig- 9. Lor o ban ch e vulgaire ou du caille-lait (Oro- banche caryophyllacea) croit parasite sur les racines du Galium mollugo (voyez planche 7. fig. 7.) dans les lieux secs, car elle aussi comme toutes les orobanchées est une plante parasite. Elle n'est pas verte du tout, mais d'un blanc jaunâtre sâle ou brun- rougeâtre, garnie de poils glanduleux; ses feuilles et bractées ont lair décailles, ses fleurs sont tubuleuses à deux lèvres (voyez b., une fleur avec sa bractée est représentée, un peu grossie).

Fig. 10. La scrofulaire noueuse (Scrophularia nodosa a. toute la plante beaucoup diminuée; b. une fleur détachée, un peu grossie) a la racine tuhereuse et pousse une tige quadran- gulaire haute de 2 à 3 pieds, garnie de feuilles cordirormes- ovales, dentées doublement ou irrégulièrement en scie, et de fleurs rouges-brunes, disposées en panicule au sommet de la tige. La corolle est presque globuleuse à limbe obtusement quinquelobé olivâlre-rougeâtre. On se sert de cette plante pour les médi­caments.

Planche XXXIII.

Plantes du premier ordre de la quatorzième classe (Telrattynainia siliculosa).

Les plantes de la quinzième classe forment une famille na­turelle complètement à part, appellée Crucifères, pareeque les 4 pétales, contenus dans les fleurs, sont disposés en croix. Il ny a pas darbre parmi elles, presque toutes étant des herbes, dont la plupart est annuelle. Ses feuilles sont alternes, ses fleurs munies de 4 sépales, 4 pétales en onglet, 6 étamines, dont 4 plus longues et 2 plus courtes, et dun pistil. Elles se nomment aussi S i 1 i q u e u s e s, pareeque leur fruit est une silique ou si licule, cest-à-dire une capsule longue et étroite ou bien plus courte mais large, souvrant l'une et lautre par deux valves, et divisée en deux loges par une cloison, dont les deux bords por­tent les sémences; cependant il y a aussi des silicules, qui ne s'ouvrent pas, nont point de cloison et ne renferment qu une seule graine.

Cette planche représente des plantes du premier ordre de celte classe, savoir des crucifères à silicules.

Fig. 1. L'alysse calicinal (Alyssum calycinum) est une petite herbe verte grisâtre, haute d'un doigt ou à peine plus, qui fleurit en Mai et Juin aux endroits arides et sablonneux, ou sur des collines exposées au soleil. 11 produit des fleurs jaunes-pales, suivies de silicules circulaires dans les calices persistants. La

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