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STROMBERG.
struire une cellule, où il finirait ses jours dans la solitude et la misère. Après avoir erré pendant quelque temps, il arriva vers la fin du jour sur la montagne de Stromberg, qui était couverte de bois épais jusqu’au sommet. Dans les retraites les plus solitaires de cette forêt, couvertes d’arbres sombres et épais, il trouva un petit ermitage avec une croix de pierre taillée grossièrement, au pied de laquelle il vit une recluse, qui était plongée dans de pieuses méditations ;—c’était sa bien-aimée Bertha qu’il croyait perdue. L’imagination peut se former une idée de l’extase qui s’empara de son âme en revoyant l’objet de ses plus chères espérances, nous n’essaierons pas de la décrire, persuadé que nos efforts seraient vains ; il vit aussi avec plaisir que les joues enfoncées et pales de sa belle ermite, étaient des preuves visibles des sensations pénibles de son cœur.
Les infortunées héritières des Argenfels, pendant le siège de leur château, avaient, selon les ordres de leur père, et sous la direction d’un vieux et fidèle domestique, assuré leur fuite par un passage souterrain inconnu aux assaillans, et elles obtinrent un asyle provisoire dans la cabane d’un de leurs vassaux. En recevant la terrible nouvelle de la mort de leur révéré père et protecteur, et voyant qu’ils n’avaient ni feu ni lieu, elles vendirent le peu de joyaux qu’elles avaient épargné, construisirent une petite cellule sur le Stromberg, et résolurent de consacrer à Dieu le reste de leurs jours. L’éloquence persuasive de Diether, et les preuves qu'il avait données de son affection sincère et ardente, arrachèrent enfin de sa retraite religieuse,

