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TREUENFELS.
le nom des Treuenfels, et la chapelle qui s’y élevait jadis, rappelait le souvenir de la mort lamentable d’une jeune fille, qui fut moissonnée à la fleur de son âge. En voici l’histoire:—“ Auprès des sept montagnes demeurait un ancien chevalier appelé Balther ; il avait une fille unique nommée Liba, qui éclipsait toutes les filles du voisinage autant par sa beauté, qu’elle les surpassait par sa piété. Une si rare beauté comme on peut se l’imaginer, fut vivement recherchée en mariage, par plusieurs chevaliers audacieux, et il y eut bien des lances de rompues en son honneur. Le père avait cependant promis la main de sa fille au vaillant Schott von Grünstein, et, comme ce chevalier était beau, valeureux et noble, la charmante Liba ne désaprouva pas le choix de son père.
“ Leur amour naissant semblait leur promettre la plus grande félicité, mais comme la mer la plus calme annonce souvent la tempête, tel fut le sort de ces deux fidèles amans. Balther avait nourri depuis long-temps une haine mortelle contre le pieux et austère Engelbert, archévêque de Cologne, dont il était le vassal: se trouvant un jour à table avec plusieurs de ses amis qui étaient également irrités contre ce prélat, et qui se plaignaient hautement de ses exactions, fronçant le sourcil, il dit, si j’avais comme jadis le pouvoir de brandir mon épée, je n’endurerais pas si patiemment l’orgueil et l’oppression de ce prêtre ; il nous traite en serfs, nous qui sommes aussi nobles que lui.— Ses associés s’écrièrent—comment obtiendrons-nous justice ? Balther remplissant une coupe de vin, dit ‘ Mort à notre plus cruel ennemi. S’il y a ici un homme de cœur, il
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