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TEEUENFELS.

mon père, jusquà ce que la main vengeresse de la justice soit appaisée.

Pleine de cette résolution noble et généreuse qui fortifiait son cœur palpitant et irrésolu, elle se glissa en silence au travers des arbres, et arriva sans avoir été aperçue à lentrée de la caverne. Elle trouva son père plus calme quil ne lavait été depuis plusieurs jours. Il chercha doucement la main de sa fille, et la pressant avec affection il dit, Ma fille, je ne sais, pourquoi, mon cœur est plus leger et plus libre, et mon bonheur serait à son comble sil métait permis de contempler pour un moment la voûte azurée du ciel : le ciel est serein, nest- ce pas ? Oui, mon cher père ; il ny a quun nuage

noir qui intercepte la vaste étendue dazur, et il semble même se dissiper ! Ne pourrais-tu pas me mener hors de cette retraite, pour me faire jouir de la douce in­fluence des rayons du soleil?il faut sortir de cette sombre caverne ; un sentier sûr nous conduira sur le penchant du rocher, et je taiderai à y monter mon cher père. Elle fit asseoir le vieux chevalier sur un fragment couvert de mousse reposant sur le tronc dun vieux chêne. * O! Liba, ma chère enfant, sécria Balther, je vois les cieux, je vois le soleil ! Le ciel

dans sa miséricorde taurait-il rendu la vue V demanda Liba avec une vive anxiété : Non ces yeux sont à jamais fermés à la lumière, mais mon imagination me fait voir un ciel et un soleil.

Se mettant à genoux elle prononça cette comte en fervente invocation O ! toi juge suprême du royaume céleste, accorda moi je t én conjure, une preuve de ton