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ROLANDSECK.

campagne contre les infidèles, aonner le nom dépouse à sa belle Hildegende.

Les adieux des deux amans furent calmes, mais tristes, un doux mouvement de la main indiqua lémotion de leur cœur, et leurs yeux par des regards pleins déloquence exprimèrent avec force ce quils nauraient pu exprimer par des paroles.

Hildegonde vivait solitaire, et nexistait que par lespérance dapprendre bientôt des nouvelles de celui qui occupait les affections de son premier amour. Enfin elle apprit la nouvelle de combats sanglans et dexploits périlleux son Roland adoré sétait distingué par de nouveaux traits de valeur chevalresque. Son nom était dans toutes les bouches, et on nentendait vanter que ses exploits. Souvent quand elle était assise le soir, sous son berceau solitaire, la lune réfléchissant ses pales rayons dans les eaux paisibles du Rhin, tandis quelle faisait des vœux pour lheureux retour de son cher chevalier, elle entendait les bateliers chantei ses actions héroïques, en voguant dans leurs frêles barques sur les eaux argentées du fleuve.

Cependant plusieurs mois se passèrent, et une longue et triste année sétait déjà écoulée, quand on annonça que la paix qui devait ramener auprès delle son héros chargé de lauriers et de renommée avait été conclue.

Un soir un chevalier, qui parassait avoir voyagé avec la plus grande vitesse arriva au château, et supplia le baron de lui accorder * lhospitalité pour une nuit. Il avait servi sous les drapeaux de Charlemagne, et