ROLANDSECK.

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une rêverie profonde, il aperçut lobjet de ses plus douces espérances assis à lombre dun grand chêne, les mains jointes comme si elle était en prière, une douce et tendre expression qui se jouait légèrement sur ses lèvres, semblable à une vision pieuse et agréable paraissait se retracer dans son esprit. Roland sapprocha delle, et chercha à faire tomber la conversation sur lobjet de tous ses voeux de bonheur futur. La belle Hildegonde cueillit sur un rosier qui était près delle, un bouton précoce. Roland la pria de lui en faire présent, en disant, Mon casque na été jusquici décoré daucun emblème qui retrace un souvenir cher à ma mémoire, et quand mes compagnons darmes vantent la beauté et les vertus de leurs maîtresses, je baisse les yeux en silence, et je sens un vide dans mon cœur.

Celle vers laquelle tendaient tous ses vœux de bonheur futur, rougit, et surprise ainsi, sa main con­sentit involontairement à sa prière, mais une honte modeste sopposa à son premier mouvement naturel. Cependant elle vit dans la physionomie de son che­valier captivé par ses charmes, des sentimens si ex­pressifs, quelle nhésita plus à lui présenter la fleur, ajoutant, sa beauté flétrira bientôt. Roland saisit la rose avec ardeur, la pressa sur ses lèvres et déclara soudain son ardente et profonde passion. Hildegonde se tut, mais la tendresse peinte dans ses regards, laissa à peine un doute dans lesprit de son amant sur la ré­ciprocité de leur amour. Ils se jurèrent une foi mutuelle, et Roland entrevoyait avec délice, lheureux moment il pourrait à son retour de la première