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les Juifs ( F". Onias ii.), et régna paisiblement, faisant le boir- henr île ses sujets. — 1t. 216 à 221 av. J.-C.
PTOLEMEE-PH1LÜPATOR, ainsi nomme par dérision , parce qu’on le soupçonna d’avoir empoisonné Ptolémée-Evergète Vson père, auquel il succéda, fut un monstre de cruauté. 11 fit périr sa mère , son frère , sa sœur et sa femme. Ses débauches* lui firent donner le surnom de Trjphon. Il se laissait gouverner par des femmes corrompues, qui le rendirent l’objet de l'exécration générale. Il vainquit Antiochus, roi de Syrie, recouvra la Célé-Syrie et la Palestine, maltraita beaucoup les Juifs, et finit ■ par les combler de bienfaits, à cause de quelques prodiges qu’il crut voir en leur faveur. — R. 22L à 204 av. J.-C.
PTÔLEMEE-EP1PHANES , fils du précédent, lui succéda à Page de quatre ans. Antioebus-lc-Grand, roi de Syrie, voulant profiler de sa minorité, déclara la guerre aux Egyptiens , et, après diverses chances de succès, parvint à conquérir sur eux la Palestine et la Célé-Syric. Mais il rendit plus tard ces deux provinces, comme dot de safille Cléopâtre, qu’il .maria àPfolé- méc, auquel, à sa majorité, on donna le nom d ’ Epiphane ( illustre) , qu’il ne justifia pas long-temps. 11 s’abandonna aux dé- réglemens les plus infâmes, et ses cruaute's firent soulever un gland nombi’e de villes, qu’il soumit par de nouvelles atrocités. Enfin, ce monstre fut empoisonné par’ses propres courtisans. — R. 201 à 180 av. J.-C.
PTOLEMEE-PflfLOMETOR, ainsi nommé par dérision, parce qu’il délestait Cléopâtre sa mère, était fils du précédent. Ce fut sous son règne qu’Onias bâtit le temple Onion , et que s’éleva la fameuse dispute entre les Juifs et les Samaritains d’A-
3 ni fs. Il mourut des suites d’une blessure reçue dans une bataille qu’il gagna sur Alexandre Balas, roi de Syrie. — IL 180 à 146 av. J.-C.
PTOLEMEE-PUYSCON (le ventru) ou Cacourgète ( le malfaisant) avait d’abord régné quelque temps avec son frère Phi- lométor, après la mort duquel il s’empara du trône d’Egypte, au préjudice de la veuve et des fils de son frère. La guerre civile éclata ; mais un accommodement eut lieu, par lequel il épousa Cléopâtre, et adopta son fils comme héritier.du trône. A peine le mariage fut-il conclu , qu’il massacra le fils dans'les bras de sa mère. Ses cruautés firent déserter Alexandrie, dont les habitans portèrent leurs arts et leur industrie en Asie. Ses statues furent brisées parles nouveaux habitansqu’ilcontraignit à demeurer dans Alexandrie. Soupçonnant Cléopâtre d’exciter le peuple contre lui, i[ égorgea Meinphilis, son fils et celui de la, reine, et envoya ses membres à Cléopâtre. Celte mère infortunée appela alors les peuples aux armes ; mais elle succomba

