n6 IUSL
dans les actions d’éclat, dédaignant les chances ordinaires de la guerre. A sa mort, qui eut lieu en 1650, il était tellement mutilé, qu’il ne lui restait qu’uu œil, qu'une oreille, qu’un bras et qu’une jambe.
RAOUL, roi de France, était gendre de Robert, usurpateur du trône de France, au commencement du 10 e siècle. Il avait uï\' rival dans, Hugues sou beau-trère. Ils convinrent de s’en raj>- rorter à la decision d’Emma, sœur de l’un et femme de l’autre* Emma déclara qu’elle aimerait mieux baiser les genoux de son mari que ceux de son frère. En conséquence, Hugues céda le sceptre à Raoul, qui régna depuis 925 jusqu’en 9^6. A sa mort, il y eut un interrègne jusqu’au retour de Louis-d’üutremer, fils de Cbarles-le-Simple, que les seigneurs rappelèrent d’Angleterre. Durant ce temps, ou data ainsi les actes ' ' ;s : « De- vms la mort de Raoul, Jésus-Christ régnant, et dans l’attente d’un roi. »
RAOUL I er , duc de Normandie. — V. Rollok.
RAOUL DE COUC.Y.— V. Coucy.
IIAPHAEL-SANZIO est, de tous les peintres, celui qui a réuni, dans le plus haut degré , les parties les plus importantes «le l’art. Aussi l’a-t-on surnommé VHomère de la peinture. Si s nombreux chefs-d’œuvre existent pour la plupart a Rome, dans lis fresques du Vatican. 11 fut chargé, après la mort de Bramante, de la construction delà fameuse basilique de Saint- Pierre, et fut constamment le favori de Léon x, son admirateur. —1485 à 1520.
RAPLN ( Nicolas), poète ridicule du 16" siècle, tenta de bannir la rime des vers français, et de les construire comme les grecs et les latins, sur la seule mesure des pieds. Cette innovation ne réussit point.
RAPP (le comte Jec ), lieutenant-général français, fit avec succès la plus grande p;, w-.des campagnes de la république et de l’empire. Mais son plus beau titre île gloire est la mémorable défense de Dantzick, en 1815. Il suivit la fortune de Napoléon son retour de l’îîe d’Elbe, et fut rétabli dans son grade en 1818. — 1772 à 1822.
RASCHILD. —A'. Aaron.
RA5IS ou RASES , dit aussi Almanzor ou le Grand , célèbre médecin arabe du 10 e siècle, a laissé des écrits tellement estimés, que Louis xi, ayant demandé à la faculté de médecine de Paris le manuscrit des œuvres de ce médecin pour les faire copier, la faculté ne voulut s’en dessaisir que moyennant caution.
RASLES ou R ALLÉ, jésuite français missionnaire chez les indigènes du nord de l’Amérique, habita avec eux depuis 1689 jusqu’en 1715. lise montra l’ennemi le plus acharne des Anglais, et son zèle pour les intérêts politiques de la France l’engagea souvent à exciter les Indiens à des actions peu compatibles avec son ministère.

