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auprès d’elle: «Pauvre enfant, dit-elle, ce pain sera ta seule nourriture! 11 est bien dur; mais les larmes de ta mère sauront l’amollir. Avec la bénédiction du bon Dieu, il suffira pour toi et pour moi.« La bonne mère prit alors un peu de ce pain, le mâcha et en nourrit l’innocente petite créature.
Un jour cpie l’enfant reposait doucement sur son sein, elle se pencha sur lui, et fit cette prière entrecoupée de sanglots: »0 Dieu! laissez tomber un regard sur ce faible enfant qui sommeille si tranquillement dans mes bras! Une fleur perdrait bientôt son éclat sous ces sombres voûtes où elle serait privée de lumière. Comment ce cher petit pourrait-il y vivre? Ne permettez pas, Seigneur, qu’il périsse d’une manière si misérable, l’enfant pour lequel je donnerais volontiers ma vie! Mais que dis-je? Vous l’aimez encore plus que je ne puis l’aimer. Oui, bon Dieu! vous l’avez dit vous-même: «Une mère oublierait son enfant, que moi je ne l’oublierais point."
A ces mots, que Geneviève prononça tout haut, le petit se réveilla, et sourit pour la première fois, en regardant sa mère. »Tu souris, mon cher enfant, dit Geneviève en souriant elle-même, et en le pressant contre son sein; tu ne vois pas les horreurs de ce funeste séjour. Ah! ton doux sourire parle bien éloquemment à mon coeur: Ne pleure point, me dit-il, rouvre ton ame à la joie. Tu es pauvre, mais Dieu est fécond en richesses;

