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vous apprendre! Mon coeur se brise et mes lar­mes mempêchent de parler.«

"Quiètes vous?« répondit Geneviève, en se levant et en sapprochant de la fenêtre. »Je suis la tille du geôlier, la pauvre Bertha, pour qui vous avez eu tant de bonté pendant sa longue maladie. Je vous aime de tout mon coeur: je désire ardem­ment vous témoigner ma reconnaissance. Mais, hé­las! celte nuit même il vous faut mourir. Telle est la volonté du comte, qui vient décrire à Golo et qui vous croit coupable du crime que ce monstre vous a imputé. On a déjà donné des ordres aux bourreaux qui doivent vous trancher la tête : jai en­tendu de mes propres oreilles Golo qui se concer­tait avec eux. Votre enfant doit partager votre sort, car le comte ne veut pas le reconnaître pour son fils. Quand jai vu tout le monde endormi, jai quitté mon Jit de souffrances, et je me suis trainée jusquici. Comment aurais-je pu vivre, si je navais pris congé de vous, si je ne vous avais encore témoigné toute ma reconnaissance? Confiez à mon dévoûment tout ce que vous avez sur le coeur; du moins vous nemporterez pas tous vos secrets dans la tombe, et le jour arrivera peut-être je pourrai rendre témoignage de votre innocence.»

Geneviève resta long-temps muette et frappée de terreur; car elle ne croyait pas sa fin si prochaine. Sétant un peu remise, elle pria Bertha de lui procurer une lumière, et tout ce qui lui était nécessaire pour écrire. Bertha obéit, et Geneviève, nayant ni chaise