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restée fidèle, quand tout le inonde se liguait contre moi ou nosait sintéresser à mon sort, à cause du res­sentiment de Golo.

» Adieu, Sigefroi, mon bien-aimé! adieu, encore une fois! Je nemporte dans mon coeur que des senti­ments de paix et dainour. Pense quelquefois à ton in­nocente et infortunée Geneviève.»

Cest en versant un torrent de larmes que Geneviève écrivit cette lettre; àpeine était-elle lisible. Elle la remit à Bertha, en lui recommandant de la conserver avec soin, et de ne la montrer à personne jusquau retour du comte Sigefroi, à qui elle la remettrait en main pro­pre. Elle ôta alors de son cou un collier de perles dont elle fit présent à la jeune fille, en disant; «Prends ces perles, chère enfant, pour les larmes compatissantes que tu as données à mon infortune. Je les portais le jour de mon mariage, et depuis que mon époux men a fait cadeau, je ne les ai presque jamais quittées. Quelles deviennent ta dot: elles valent plusieurs milliers de florins. Ne compte cependant sur aucun bien ter­restre: songe que ta maîtresse porta ce collier, elle dont la tète va bientôt tomber sous le tranchant du glaive. Va en paix maintenant, ma chère enfant; sois toujours bonne et pieuse ; je vais élever mon ame à Dieu et me préparer à létérnité. Adieu ! «

CHAPITRE VII.

On emmène Geneviève pour la faire mourir.

Bertha venait de séloigner, lorsque la porte de la prison souvrit avec fracas, et deux hommes armés se