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présentèrent à Geneviève: lun tenait un flambeau, lautre une épée nue à la main. Geneviève, prosternée, priait Dieu avec ferveur, et serrait fortement son (ils sur son coeur. «Levez-vous, lui dit le bourreau, et sui- vez-nous avec votre enfant» «Que Dieu aie pitié de moi! je suis en sa puissance,« répondit linfortunée, en se levant, et en les suivant dun pas mal assuré.

Il fallait traverser un souterrain très-étendu. Lhomme au flambeau devançait Geneviève, lautre marchait derrière elle; un grand chien barbet fermait le cortège Lorsquils furent parvenus à une porte de 1er qui était à lextrémité du souterrain, celui des bour­reaux qui marchait devant ouvrit cette porte et éteignit son flambeau. Ils se trouvèrent alors en plein air, et non loin dune grande forêt. Cétait dans une belle nuit dautomne. Le ciel était resplendissant détoiles, et la lune descendait vers lhorizon. Un vent froid souf­flait avec violence. Les deux hommes gardaient le si­lence. Us conduisirent Geneviève très-loin dans la forêt.

Lorsquils furent arrivés dans un endroit dégagé de broussailles, mais environné de noirs sapins, dormes et de trembles, lhomme qui portait lépée dit à Gene­viève dune voix sinistre: «Arrêtez, Geneviève ! votre heure a sonné: mettez-vous à genoux.» Geneviève obéit. «Maintenant donnez-moi votre fils, et toi, Ro­ger, bande-lui les yeux. «À ces mots, il saisit par le bras linnocente petite créature, et leva sur elle le fer meurtrier. Mais lamour maternel, au désespoir, vint donner à Geneviève des forces surnaturelles. Elle tint son fils embrassé, et, les yeux levés vers le ciel, elle