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sécria dune voix lamentable : «O mon Dieu ! laissez- moi périr, mais sauvez au moins cet innocent!» »Ne faites pas tant de cérémonies, dit le bourreau. Il faut que jen finisse. Donnez-moi cet enfant; la résis­tance est inutile.»

»Barbares! sécria Geneviève en fondant en larmes; auriez-vous bien le courage dégorger un faible enfant qui na pour vous désarmer que son innocence ? Quel crime a-t-il commis? hélas! quel être au monde a-t-il offensé? Prenez ma vie, je vous labandonne volon­tiers; je suis prête; mais épargnez mon fils, je vous en conjure, épargnez-le! Portez-le à mes parents! ou si ce moyen vous paraît trop dangereux, laissez-moi vivre pour lamour de lui: je vous promets de ne plus quitter cette forêt, de renoncer pour jamais à la so­ciété des hommes. Cruels, cest lépouse de votre maître qui embrasse vos genoux. Si jamais elle vous a offensés, ne lui faites point de grâce; sil est un crime quelle ait commis, levez sur elle le fer vengeur. Mais, je le sais bien, mon innocence vous est connue. Le repentir viendra bientôt déchirer votre ame, si vous restez insensibles à mes larmes. Craignez Dieu plus que les hommes, et ne versez point de sang innocent; ce sang crie vengeance au ciel, et qui le répand na plus de repos.»

«Je ne fais quexécuter les ordres que jai reçus, dit lhomme qui tenait lépée; bien ou mal, cest le comte et Golo qui en sont responsables.» "Ah! répondit Geneviève, élevez vos regards vers le ciel; voyez la lune se cacher derrière ces sapins, pour nêtre pas-