-dessus il dicta à Geneviève un serment terrible, par lequel elle sengageait à ne plus quitter ce désert. Il fît aussi jurer à Roger, la main sur son glaive, de garder le plus profond silence sur le sort de Gene­viève, et de ne la visiter jamais dans sa solitude. Pour plus de sûreté, ils la conduisirent à une grande dis­tance, dans la partie la plus affreuse de la forêt ; aucun homme ny avait jamais pénétré. La malheureuse Ge­neviève tomba sous un sapin, privée de force et de con­naissance. Ses deux guides séloignèrent alors. Roger lui seul se retourna pour la voir encore une fois. »Omon Dieu! dit-il, les yeux pleins de larmes, prenez soin delle et de son enfant! Notre bonne oeuvre serait manquée, si vous nétiez pas plus compatissant que les hommes.»

De retour au château, ils trouvèrent Golo assis dans sa chambre, la tête appuyée sur ses mains, comme un homme désespéré : «Voici les yeux de Geneviève que nous apportons, dit Conrad, en restant dehors sur le seuil de la porte, et en montrant les yeux du barbet.» «Retire-toi! cria Golo dune voix terrible, en saisissant son épée; je ne veux point les voir: malheur à celui qui osera proférer devant moi le nom de Geneviève! Eloignez-vous, et ne reparaissezjamais à mes yeux.... Cest bien singulier, se dit-il alors en lui-mème; la vengeance, que je trouvais si douce dabord, me sem­ble maintenant infernale.Ab ! misérable Golo !

la passion ta-t-elle entraîné! If ny a plus de bonheur pour toi sur la terre ! «