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jour où ses yeux verseront des larmes, où son front si pur et si serein prendra l’empreinte des soucis. Tâchez de l’éleverdans tle bons principes, afin qu’elle supporte avec courage les adversités de ce monde. Quand ma bonne mère me berçait dans ses bras, elle ne pensait pas sans doute à toutes les souffrances que j’endurerais un jour, mais dès le berceau elle m’apprit à aimer Dieu et à mettre en lui toute ma confiance. Sans cela, je me serais livrée dans le désert à tout l’excès de mon désespoir, et qui sait à quelle extrémité il m’aurait portée? Que serait la vie ici-bas, sans la ferme croyance en Dieu, en Jésus-Christ, et sans l’espoir consolant d’une vie éternelle! O mes amis! appliquez-vous à remplir les jeunes coeurs de vos enfants de cette foi vive et pure qui seule peut faire leur bonheur! «
Geneviève avait chargé Bénoni de donner à chaque enfant un joli souvenir. Cette bonté affectueuse et les exhortations de leur maîtresse touchaient ces bonnes gens jusqu’aux larmes. La piété, les malheurs et la patience de Geneviève, ses conseils, et plus encore son exemple, devinrent pour tous les habitants du pays une source de bénédictions. Plus d’une chaumière, naguère l’asile de la discorde, s’était transformée en un séjour de paix, d’amour et de bonheur.
Après avoir vu Geneviève et Bénoni, la curiosité si naturelle aux enfants leur faisait désirer de visiter aussi la biche, qui se promenait librement dans la cour du château. Plusieurs fois par jour elle montait l’escalier, et, se plaçant devant l’appartement de Gepe-

