APOLOGUE.
3
tendresse seule les faisait se rapprocher et former un groupe du plus délicieux ensemble.
Toutefois, il faut l’avouer, il existait encore un autre motif: c’était l’intérêt que les trois enfants prenaient à ce que leur disait leur père. A en juger par l’attention des charmants auditeurs, le sujet de l’entretien devait être pour eux des plus attachants; car ils recueillaient avec une singulière avidité chacune des paroles tombant des lèvres du bon père, qui se prêtait complaisamment aux gracieuses fantaisies de la gentille enfant assise sur lui.
« Père, dit l’ainé de ces enfants , voulez-vous bien nous dire ce soir un de ces contes que vous appelez?....
— Les Contes de ma Grand’mère, acheva en souriant tendrement M. de

