8
APOLOGUE.
reprendre de cette excellente femme qui, ne pouvant se résoudre à me punir, ne cessait de frapper mon esprit et d’émouvoir mon cœur par des récits qui portaient avec eux leur enseignement moral. Et certes, mes chers enfants, il s’en fallait de beaucoup que je fusse un aimable petit garçon ; j’avais de fort vilaines inclinations...
— Oh ! ce n’est pas possible ! s’écrièrent à la fois les trois enfants. Toi, bon père! toi, tu pouvais être méchant!
— Hélas! oui, mes bien-aimés ; et si aujourd’hui j’ai réellement quelques qualités, je n’en suis redevable qu’à ma chère grand’mère. Je n’exagère pas en vous disant que j’avais de fort vilaines inclinations. D’abord , j’étais horriblement malpropre, ce qui faisait le désespoir de votrebonnebisaïeule. Cependant

