APOLOGUE.

9

je ressentais un tel chagrin lorsquelle refusait de memhrasser, et quelle me disait de sa voix si douce : « Cher « petit! je ne puis tembrasser, tu es « trop sale, » quà la suite de plusieurs refus qui mavaient désolé, jeus le soin, avant de lapprocher, de me faire laver les mains et le visage. Alors il fallait voir avec quel air triomphant je pré­sentais ma figure à ses baisers, qui étaient pour moi la plus belle des ré­compenses.

« Ainsi stimulé par le désir de lui plaire, je contractai peu à peu lhabi­tude dètre propre et soigneux.

« Mais la malpropreté nétait que mon moindre défaut.

«Jétais paresseux, menteur, obstiné et orgueilleux comme un paon : il y avait de quoi, comme vous le voyez.