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APOLOGUE.
Cependant, sachez-le, nies chéris, il n'est pas de défaut, quelque enraciné qu’il soit, qui ne puisse être détruit avec de la patience et une ferme volonté. J’aimais ma grand’mère à l’adoration ; sa parole avait pour moi un charme tout particulier, en quelque sorte irrésistible. Elle s’en servit; et à l aide d’attrayantes fictions, de touchantes moralités, elle opéra dans mes goûts et dans mes sentiments une révolution des plus heureuses.
« Or ces contes, que je n’ai jamais oubliés, je les ai écrits par respect pour celle qui prit soin de mon enfance; et aujourd’hui je me félicite d’autant plus de les avoir conservés, qu’ils vous feront passer, je n’en doute pas, quelques heures agréables.
— Oh! petit père! dit avec un ton

