APOLOGUE.

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dans quel but M. de Senneterre a tiré dun apparent oubli les Contes de sa Grandnière.

M. de Senneterre, ayant perdu fort jeune sa chère compagne, la mère de ses enfants, avait quitté le monde pour soccuper exclusivement de léducation de ces trois êtres quil aimait de la plus vive tendresse. Non toutefois que son amour le rendît aveugle au point de sabuser sur leurs défauts; seulement il faisait comme le médecin qui, ayant de graves maladies à traiter, ne prend aucun repos quil nait trouvé dans les trésors de la science les remèdes propres à les guérir. Ainsi M. de Senneterre, après avoir mûrement réfléchi sur le moyen à employer pour détruire dans ses enfants bien-aimés les fâcheuses dispositions auxquelles il les voit en-