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APOLOGUE.

rôles de suite sans mentir; cest le men­songe incarné. Les plus simples faits, passant par sa bouche, sont tellement dénaturés quils deviennent méconnais­sables. Il ment pour sexcuser; il ment en riant, en jouant, en plaisantant, et aussi sans sen douter. Quelle plus funeste habitude !

Quant à Fernand, cest autre chose; il est dominé par le défaut qui donne naissance à une foule dautres : il est paresseux. Du reste son allure le dit delle-mème; il a lair nonchalant et endormi; on dirait quil nose se re­muer, de peur de se fatiguer. Le moin­dre mouvement, le plus léger effort le lasse et lui semble à accomplir l'un des douze travaux dHercule; ce qui fait que sa toilette nest pas très-soignée. Ses vêtements en désordre témoignent