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APOLOGUE.
chants, il n’en est que plus essentiel de chercher à les extirper dans le premier âge de la vie, où ils n’ont encore que peu de force. Voilà pourquoi M. de Senneterre, en père prudent et sage, veut combattre ceux de ses enfants et prétend les traiter en ennemis redoutables, jusqu’à ce qu’il les ait chassés de leur cœur pour y substituer les vertus opposées.
Ce qui lui est une sûre garantie du succès, et ce qui lui semble devoir aider puissamment à ses efforts, c’est (lue ses enfants l’aiment d’une vive tendresse, et l’écoutent avec le même plaisir et le même respect, soit qu’il leur fasse une réprimande, soit qu’il ne les entretienne que de choses amusantes. Après cela pourrait-il douter qu avec la vie il n’ait transmis à ces

