VOYAGE AU PAYS DU BONHEUR. 15

Caroline marcha à son tour, tandis que sa sœur re­prenait sa place dans la voiture.

Elles se mirent à vanter à leurs poupées le plaisir dont elles allaient jouir, Georges reprit courageuse­ment sa brouette et on partit en chantant.

Les enfants nétaient pas habitués aux voyages, et vers le soir nouvel embarras. Lheure du dîner ap­prochait, et le coco quils avaient bu ne les empêchant pas davoir faim, ils songèrent que la nuit allait bien­tôt arriver et quil fallait trouver un dîner et un gîte.

Leur inquiétude ne fut pas, cette fois encore, de longue durée ; ils aperçurent un joli village dont ils neurent pas besoin de demander le nom ; dès les pre­miers pas ils lavaient reconnu.

Ils venaient darriver à Nanterre, la patrie privilé­giée des gâteaux, la première étape de la route du pays du bonheur.

Un peu avant dentrer dans le village, il leur ar­riva un petit accident «pii leur causa un moment de frayeur.

Un petit brigadier de gendarmerie venait droit à eux.