34 VOYAGE AU PAYS DU BONHEUR.
Ce lac était entouré d’une chaîne de montagnes de compote, dont le sommet, couronné de crème fouettée, imitait parfaitement la neige qui couvre toujours nos montagnes des Alpes et des Pyrénées.
Les rochers étaient de sucre candi qui étincelait au soleil et produisait le plus agréable effet du monde.
Au milieu de ces merveilles sans cesse renaissantes, les enfants cherchaient en vain ce qu’ils auraient voulu trouver : un arbre véritable ou un oiseau.
Ils remarquèrent que les seuls oiseaux qui existaient dans le pays étaient des cerfs-volants qui avaient des queues et des oreilles magnifiques et qu’on voyait s’élever en l’air de tous côtés par bandes innombrables. Les ficelles de ces cerfs-volants tombaient jusqu’à terre et on pouvait se procurer, autant qu’on voulait, le plaisir de les diriger.
Quand les enfants furent rentrés, une troupe de musiciens du pays vint exécuter sous leur fenêtre un concert d’instruments en bois blanc : trompettes, tambours, violons et mirlitons.

