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XI.
Onzième Fable.
L’Ai g 1 e et la Corneille.
U» Aigle auroit volontiers mangé une huitre , mais il ne put ni par force, ni par adresse trouver un moyen de l’ouvrir. La Corneille lui conseilla de se transporter dans l’air, et de laisser tomber l’huitre sur des pierres, pour qu’elle se cassa. L’aigle suivit le conseil. La Corneille épia en bas, en attendant l’issue; et comme tout alla heureusement , elle se jetta sur l’huitre rompue, et l’avala. Elle laissa uniquement les coquilles à l’Aigle, pour prix de sa crédulité.
Morale.
Es tu sage, ne crois jamais à des conseils intéressés.

