XIII.

Treiziéme Fable,

Le Lion affaibli de vieillesse.

Un Lion «voit abusé dans sa jeunesse de la force et de la puissance dont la nature Pavoit doué sur dautres animaux, il sétoit attiré beaucoup den­nemis.

Quand ils le virent affoibli par lâgé , ils ré­solurent unanimement de se venger de seS cruau­tés et de le traiter comme ils lavoient été eux- mêmes. Le Sanglier lattaqua avec ses défenses et le taureau le frappa de ses cornes; mais ce qui lui fut le plus sensible, cest que lâne, le plus Vil et le plus méprisable de ses ennemis, osa, pour honte, lui lancer quelques ruades.

Morale.

Celui qui se méconnoit dans la prospérité ne trouve pas facilement un ami dans le malheur.

I